Visité le 26 juin 2018 entre 8h40 et 9h15. Cette mosquée chiite, qui faisait partie d'un ensemble (maison, hammam) partiellement disparu, a été construite sur l'ordre de Mirza Hasan Ali Nasir al Molk, l'un des seigneurs de la dynastie Qâdjâr, de 1876 à 1888. Les concepteurs étaient Muhammad Hasan-e-Memar et Muhammad Reza Kashi Paz-e-Shirazi. Elle possède deux iwans en vis à vis et l'une de ces salles de prières a des colonne torsadées éclairées par des vitraux. Elle affiche plusieurs éléments traditionnels tel les panj kāseh-i (« cinq concaves »). La mosquée Nasir-ol-Molk est nommée dans la culture...
Quelques photos de Téhéran hors patrimoine de l'Unesco. Notre visite de Téhéran fut rapide d'autant que des manifestations nous empêchaient d'aller dans certaines zones. Ces photos ne sont donc pas représentatives de cette ville. La Tour Azâdi (Liberté), monument Pahlavi le plus célèbre de la ville non loin de l'aéroport. Construite en 1971 pour la célébration des 2500 ans de la monarchie, elle s'appelait "Shâhyad" (Souvenir du Roi) avant la révolution islamique. Ses quatre arches évoquent les iwans* et leurs décors d'alvéoles s'inspirent des muqarnas**. * Iwan : nouvelle forme d'architecture inventée...
Série de céramiques qâdjâr à gauche du Shams-ol Emareh
Classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 2013 A gauche du Shams-ol Emareh, ce long mur est couvert de céramiques typiques du goût qâdjâr. Leur compositions ne se répètent jamais et font alterner les vases à fleur et des arabesques florales plus ou moins naturalistes et baroques avec la représentation naïve de paysages et de villes européens.
Classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 2013 Édifié de 1874 à 1882, il fut conçu à l'origine comme un musée d'inspiration européenne par Nasseredin Shah, ou Nâser od-Din Shâh, premier souverain iranien à avoir effectué un voyage en Europe. Il fut ultérieurement réservé aux cérémonies d'apparat. Le dernier chah d'Iran s'y fit couronner en 1967. Au premier étage, la Salle des miroirs (Tâlâr-e Ayneh) est inspirée de la Galerie des glaces de Versailles. À droite du Musée royal, le Talar-e Adj renferme une collection de cadeaux diplomatiques. Vous trouverez quelques objets du Musée dans mon...
Classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 2013 Quelques années après son couronnement, Nasseredin Shah décide d'étendre le palais de Golestan dans sa partie orientale. Shams-ol Emareh, ainsi que la Salle des Miroirs, la Salle du Musée et la Salle d'Ivoire datent de cette période. À cette époque, Téhéran avait peu de bâtiments impressionnants et encore moins de bâtiments élevés. Quelques ingénieurs français et autrichiens sont invités à cette occasion à Téhéran pour mettre en œuvre les idées que Nasseredin Shah avait eues en Europe et voulait réaliser en Perse. La conception est l'œuvre de...
Classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 2013 Visite du palais le 25 juin 2018 L'Arg, citadelle en persan, est construit sous le règne de Tahmasp Ier (1524-1576) de la dynastie safavide (1502-1736). Il est rénové plus tard sous le règne de Karim Khan Zand (1724-1776). En 1783, le Qajar Agha Mohammad Khan choisit Téhéran comme nouvelle capitale de l'Iran l'Arg devient ainsi la cité royale pendant l'époque qajare. Le palais est reconstruit sous sa forme actuelle en 1865 par Haji Abol-Hassan Mémar Navaï. Pendant l'époque Pahlavi (1925-1979), le palais du Golestan est utilisé pour les réceptions...
Inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 2006 Les Mamelouks utilisèrent et modifièrent le krak des Chevaliers en renforçant notamment le flanc sud et en ajoutant un hammam et un aqueduc, mais son intérêt stratégique diminua parallèlement à la menace franque. Les invasions timourides de Tamerlan (1400-1401) et celles des Ottomans en 1516 ignorèrent même le site. Par la suite, le fort fut connu sous le nom de Qalaʿat al-Hosn. Le château servit ensuite de résidence à un gouverneur et, en 1859, l'expédition de Guillaume Rey le trouva en excellent état. En 1920, le krak passa sous contrôle du mandat...
Inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 2006 La chute du Krak Au début du xiiie siècle, plusieurs attaques furent repoussées (1207, 1218) et, en 1223, la forteresse servit de point de rassemblement à une armée franque réunie pour attaquer Hama. D'autres attaques eurent encore lieu, toutes aussi stériles que les précédentes. Vers la seconde moitié du XIIIe siècle, cependant, l'essoufflement du mouvement croisé avait réduit la garnison à moins de 300 hommes, la citadelle étant toujours tenue par l'ordre militaire des Hospitaliers. Avec l'arrivée au pouvoir de Baybars*, sultan des Mamelouks,...
Inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1989 Lieux privilégiés, les sanctuaires totémiques (binu) sont d’une grande variété : certains, dans des cavernes, perpétuent sans doute, des lieux de culte Tellem ; d’autres, bâtis en banco, sont semblables aux maisons. Les plus vénérés sont à la charge du Hogon, prêtre d’un ou de plusieurs villages vivant seul, sous l’inspiration du serpent Lebè, dont le totem est souvent sculpté près de la porte de sa demeure. En raison de phénomènes socio-économiques (exode, scolarisation, développement d’infrastructures), des activités humaines et de la dégradation...
L'architecture des villages des falaises de Bandiagara
Inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1989 Les villages Dogon dans certaines aires culturelles sont composés de nombreux greniers, pour la plupart carrés à la toiture pointue couverte de chaume, la gin’na, ou grande maison de famille, comporte généralement deux niveaux. Sa façade de banco, dépourvue de fenêtres est néanmoins percée d’une série de niches et de portes, souvent ornées de motifs sculptés : des rangées de personnages masculins et féminins symbolisant, le couple gémellaire ancestral. L’une des formes les plus caractéristiques du pays Dogon est celle du togu-na, le grand-abri,...