L'Akhmenou et le VIIIe pylone du temple de Karnak, Louxor, Thèbes, Egypte
Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979
Visite du temple de Karnak, Thèbes, le 06 avril 2023
L'Akhmenou ou « La salle des fêtes » de Thoutmôsis III
Le corégent et successeur d'Hatchepsout fut l'un des grands constructeurs de Karnak. De nombreux monuments à son nom subsistent à partir du IVe pylône, et l'Akhmenou compte parmi ses œuvres majeures. Il s'agit à la fois d'un mémorial destiné à commémorer les hauts faits du règne et d'un temple jubilaire, où la célébration du culte monarchique, associé à celui d'Amon-Rê, assure la régénération du souverain.
L'édifice, de type basilical, comprend une nef centrale aux colonnes en forme de piquets de tente, entourée de bas-côtés qui desservent une série de salles latérales. Deux d'entre elles, qu'on a nommées « le jardin botanique », sont particulièrement remarquables par leur programme décoratif. Dans l'angle sud-ouest de l'Akhmenou se situe la chapelle dite « des ancêtres », qui comportait une liste de 61 souverains ayant marqué l'histoire de Thèbes.
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Axe nord-sud du temple de Karnak
Cette voie processionnelle, avec ses quatre pylônes massifs, pointe vers l'enceinte de Mout, la parèdre d'Amon. Cet axe fut inauguré par Hatchepsout et Thoutmôsis III.
Le VIIIe pylone :
C'est la reine Hatchepsout qui édifia le VIIIe pylône, devant lequel elle érigea des colosses assis qui probablement la représentaient ainsi que son père Thoutmôsis Ier.
Comme il le fit pour de nombreux monuments de son époque, Thoutmôsis III remania l'ensemble. Entre le pylône de sa tante et l'enceinte du temple, il construisit un deuxième grand portail, le VIIe, avec en façade deux statues colossales dont seuls subsistent aujourd'hui les pieds, et une paire d'obélisques, qui, au vu de leurs bases encore en place, devaient être impressionnants.
Le pylône de Thoutmôsis ajoutait ainsi une étape monumentale à cette voie processionnelle, tout en créant deux cours à ciel ouvert susceptibles d'accueillir les fidèles lors des cérémonies. Dans la cour sud, le roi fit édifier un kiosque-reposoir donnant sur le lac sacré, tandis que l'autre cour, surnommée de nos jours « cour de la cachette », donnait accès à ce qui était alors le parvis du grand temple d'Amon.








