Les mausolées sud de la nécropole Chah-e-Zindeh, Samarcande
Samarcande, ville inscrite au Patrimoine de l'Unesco depuis 2001
Sur cette page vous découvrirez les 5 premiers mausolées, en partant de l'entrée au sud, de la nécropole Chah-e-Zindeh.
Mausolée de Qadi-Zadeh Roumi (1420-1425),
Il comprend deux pièces, surmontées de hautes coupoles bleues. La plus grande des deux pièces est carrée, avec quatre iwans en croix. Le nom attribué à ce mausolée est lié au fait qu'il pourrait s'agir du tombeau de Qadi-Zadeh Roumi, mathématicien et astronome, professeur du prince Oulough Beg, qui avait alors 16 ans lors de leur première rencontre. En fait seuls les ossements de deux femmes y ont été découvert.
Mausolée Emir Hussein (1376), appelé parfois Touglou-Tekin, du nom de la mère du général Hussein :
Mausolée Emir Zadé, fils d'un émir inconnu :
Les deux mausolées qui suivent possèdent des façades bien plus finement ornées, avec un intérieur complètement rénové.
Mausolée Chadi Moulk Aka (1372) :
Ce mausolée est le premier édifice timouride (descendants de Tamerlan) de Samarcande et occupe une place centrale dans la nécropole. L'inscription " Une perle précieuse a été perdue ici " évoque une très belle nièce de Tamerlan, ensevelie ici aux côtés de sa soeur ainée Tourkhan Aka. Les surfaces de briques unies de son dôme et de ses trois façades mettent en pleine valeur les dentelles raffinées de son portique.
De la voûte surplombant l'entrée aux colonnes d'angle filigranées courent des panneaux sculptés et émaillés de terre cuite et de majolique qui réhaussent les motifs floraux bleus et turquoise caractéristiques de l'époque.
L'intérieur de la coupole représente une étoile à huit branches, chacune portant un médaillon en forme de larme, véritable joyau dans le cosmos du dôme, chaque larme renfermant un soleil à 6 planètes.
Mausolée Chirin Bika Aka (1385) :
Ce mausolée commémore une autre soeur de Tamerlan dans un décors tout aussi éblouissant. Il offre aussi la première mosaïque ajourée de Samarcande, technique apportée sans doute par des artisans ramenés d'Iran et d'Azerbaïdjan par le conquérant. Au lieu des reliefs habituels le portique entier est recouvert de mosaïques en majolique sculptée représentant des calligraphies et des motifs floraux.
Les murs intérieurs sont recouverts de feuilles dorées. Des ouvertures sont décorées d'animaux mythiques et de paysages à la chinoise.
Autre innovation, la coupole segmentée repose sur un tambour à 16 côtés.












