Le Régistan : la médersa Cher-Dor, "Qui porte des Lions", Samarcande
Samarcande, ville inscrite au Patrimoine de l'Unesco depuis 2001
La médersa Cher-Dor, ou Sherdor, qui signifie « Qui porte des Lions », a été construite pat Yalangtouch, en miroir de la médersa d'Oulough Beg, construite antérieurement. Elle a pris la place d'un khanaqah édifié auparavant par Oulough Beg. Son nom provient du symbole du pouvoir à Samarkand représenté sur le portail - panthères avec le soleil au dos et du grand svastika dans lequel il est écrit d"une calligraphie particulière arabe “Allah est le Tout Puissant”.
Elle est flanquée de minarets d'angle sur un modèle identique à la medersa d'Oulough Beg. Les dômes élancés de part et d'autre du pishtak* permettent de supposer qu'il en était de même, à l'époque, pour son vis-à-vis.
Contrairement à la médersa d'Oulough Beg, cette médersa ne possède ni de mosquée ni de salles disposées à l'arrière. Le pishtak* décoré de mosaïques colorées présente un exemple peu fréquent d'art figuratif dans l'islam, avec des fauves chassant des daims, des disques solaires à visage humain. A la différence du riche décor de l’extérieur, l’intérieur des khoudjras, les cellules des étudiants, est stricte et ascétique.
Tous les murs de cette médersa sont couverts de citations du Coran.
* pishtak : c'est un élément d'architecture islamique d'origine persane. Il s'agit d'un portail en forme d'arc (ou iwan) qui fait saillie sur la façade où il se trouve. En général, dans le cas de son emploi dans l'architecture d'une mosquée, il est cantonné de deux minarets, mais ce n'est pas systématique.
Façade de la médersa :
Le pishtak décoré de mosaïques colorées présente un exemple peu fréquent d'art figuratif dans l'islam
Intérieur de la médersa Cher-Dor vu du pishtak
Intérieur de la médersa avec ses 4 Iwans :
Chambre d'étudiants de la médersa avec décors reconstitué











